Services de collecte de graisse et d’os : Foire aux questions

Comment Rothsay offre-t-elle ses services d’entretien aux épiciers et aux usines de transformation de la viande?

Rothsay fait la collecte de résidus de viande, de matières grasses, d’os, de sous-produits de viande non comestibles et de produits de viande périmés générés par les épiceries, les boucheries, les usines de transformation de la viande et par d’autres établissements de restauration. Voici certaines des questions qui nous sont posées le plus souvent par nos clients au fil des ans sur les services de collecte de matières grasses et d’os.

Quelle quantité de viande les gens mangent-ils?

Les gens de la plupart des pays, surtout ceux des pays occidentaux, ont un régime alimentaire très riche en viande. Cependant, le type de viande consommée varie (viande de bœuf, viande de porc, volaille ou poisson). La production mondiale de viande s’élève à 258 millions de tonnes métriques annuellement. En moyenne, chaque personne consomme 75 livres de viande chaque année. Aux États-Unis, la quantité de viande consommée est toutefois bien plus élevée qu’ailleurs, soit presque 200 livres par personne, selon des données récentes de l’Organisation de coopération et de développement économiques.

Quelle proportion d’un animal consomme-t-on?

Environ de 50 à 60 % d’une carcasse animale est consommée dans les cultures occidentales. Une quantité considérable de matières grasses, la peau, les os et les autres matières non comestibles doivent être manipulées de manière sécuritaire. Notre entreprise transforme toutes ces matières en ingrédients durables qui entrent dans la composition d’aliments destinés à la consommation humaine, d’aliments pour animaux et de carburant qui servent quotidiennement à des personnes de partout dans le monde.

Qu’entend-on par « viande non comestible » et par « sous-produit de viande »?

« Viande non comestible » se définit différemment d’une culture à l’autre. Dans les cultures orientales, où le régime alimentaire se compose surtout de poulet ou de poisson, on met peu de matières de côté. Toutefois, dans les cultures occidentales typiques, seuls environ 60 % de la viande de vache, de poulet ou de porc sont consommés. On qualifie de sous-produits de viande tout ce qui reste après la vente ou la consommation des parties considérées comme étant des aliments. Les sous-produits comprendraient les os, les matières grasses, la peau, le sang, les plumes et les organes internes des animaux. Toutes ces matières ont pourtant de la valeur, peu importe la région du monde dans laquelle vous vous trouvez. Aucune d’entre elles ne devrait donc être simplement jetée aux ordures : elles peuvent fournir du biocarburant ou faire partie de l’alimentation des animaux de ferme... ou elles peuvent être utilisées de bien d’autres façons. Parmi les viandes non comestibles des épiciers et des détaillants de services de restauration, on trouve également les produits de viande qui sont périmés et qui ne peuvent en conséquence pas être vendus à des fins de consommation humaine. Les viandes faisant l’objet d’un rappel sont aussi collectées chez les détaillants, mais ces matières sont récupérées séparément, puisqu’on ne peut les transformer en ingrédients d’aliments pour animaux ou les utiliser à cette fin.

Quelle quantité de sous-produits de viande génère-t-on annuellement?

Selon les données de la National Renderers Association, les épiceries aux États-Unis génèrent annuellement, à elles seules, 1,92 milliard de livres de résidus de viande, de matières grasses, d’os, de produits de viande périmés et d’huiles de cuisson usées. À l’échelle mondiale, on produit annuellement 258 millions de tonnes métriques de viande (viandes de bœuf, de volaille et de porc) pour la consommation humaine, desquelles découlent environ 100 millions de tonnes métriques de sous-produits de viande qui ne sont pas consommés. Notre société, Darlin Ingredients, transforme environ 10 % des sous-produits de viande générés dans le monde.

Que faites-vous des matières grasses animales, des os et des autres matières non comestibles restantes?

Dans les cultures occidentales, les matières non comestibles sont principalement revalorisées sous forme d’ingrédients nutritifs d’aliments pour animaux ou de matières premières servant à la production de biocarburant. On les transforme aussi, notamment, en acides gras, en protéines, en éléments minéraux, en gélatine, en peptides de collagène, en plasma et en huiles, tous des composantes utilisées dans un vaste éventail de produits employés par les entreprises et par les ménages de partout dans le monde. En les faisant cuire, on peut transformer les os et les matières grasses en huiles, en matières grasses et en farines de protéines, toutes des composantes primordiales d’un régime alimentaire sain pour les animaux. Les matières grasses et les huiles servent également à produire le biocarburant. En outre, elles peuvent être utilisées pour fabriquer, notamment, les détergents, les savons, les plastiques, les solvants, les peintures industrielles et les engrais. La farine de plumes peut faire partie du régime alimentaire des animaux, de même que le sang transformé. La fabrication d’engrais biologiques peut se faire à l’aide de sous-produits de viande. Les installations produisant des aliments destinés à l’alimentation humaine, dont on surveille étroitement la conformité réglementaire, des sous-produits de qualité provenant des viandes de bœuf et de porc, de même que du poisson, peuvent être cuits pour fabriquer de la gélatine et des peptides de collagène (produits qu’on emploie dans une vaste gamme d’aliments, de produits pharmaceutiques, de suppléments alimentaires destinés aux athlètes et de produits cosmétiques). L’insuline et l’hémoglobine sont seulement deux exemples de produits pharmaceutiques qui sont destinés aux humains.

  • [Translate to French:] Pie chart how animal fats are used

Qu’est-ce que l’équarrissage?

L’équarrissage est le processus par lequel on transforme les sous-produits d’animaux (viandes de bœuf, de volaille ou de porc non comestibles) en produits utilisables (notamment les viandes, la farine d’os, les protéines, les minéraux, les matières grasses et les huiles, et les acides gras) en les soumettant à des températures très hautes qui permettent de tuer tous les agents pathogènes. En équarrissant les sous-produits, on évite d’émettre du méthane, du dioxyde de carbone, de même que d’autres gaz à effet de serre qui seraient autrement émis en employant les méthodes d’élimination, comme les sites d’enfouissement, le compostage, l’enterrement ou l’incinération. L’équarrissage est non seulement la méthode de manipulation des sous-produits de viande la plus sécuritaire du point de vue environnemental, mais elle est la seule méthode qui permet une seconde utilisation fonctionnelle, valable et durable de ces matières autrement inutilisables.

Pourquoi ne peut-on pas simplement jeter les résidus de viande aux ordures et les envoyer aux sites d’enfouissement?

Pour rester brefs, nous vous répondons que ce sont pour des raisons logistiques : selon les données statistiques de la National Renderers Association, aux États-Unis, l’espace accessible se remplirait en quatre ans si toutes les matières de viande non comestibles étaient acheminées vers les sites d’enfouissement. Même si certaines entreprises de l’industrie de la restauration font acheminer ces résidus vers les sites d’enfouissement, les résultats d’une étude publiée dans The Professional Animal Scientist ont permis de rapporter que l’équarrissage est la solution la plus aseptique et durable sur le plan écologique par le biais de la collecte et la transformation sécuritaires de ces matières non comestibles. Une vache laitière en décomposition émet à elle seule 1,2 tonne métrique de dioxyde de carbone. En transformant ces sous-produits de viande, nous évitons l’émission de méthane et d’autres gaz à effet de serre attribuable à la détérioration des sous-produits de viande. La transformation de ces matières empêche les pathogènes d’être libérés dans l’environnement, et elle entraîne la revalorisation de celles-ci en des produits neufs et à valeur ajoutée.

Nous pensons à composter nos déchets de table pour des raisons de sensibilisation à l’environnement.

Le compostage est une solution d’élimination rentable à laquelle il est préférable de recourir plutôt que d’envoyer les matières protéiques dans les sites d’enfouissement. Toutefois, cette méthode pourrait s’avérer odorante, ce qui attirerait des animaux nuisibles et des rongeurs. De plus, il est important de maintenir l’équilibre entre les matières végétales et la viande en vue de garantir un compostage maximal. Le processus de compostage émet également certaines quantités de méthane ou d’autres gaz à effet de serre, sans compter que le compost est un terreau fertile pour les agents pathogènes. Les scientifiques ont découvert que l’équarrissage de ces sous-produits de viande non comestibles était le moyen de manipulation de ces matières qui est le plus salubre, le plus respectueux sur le plan écologique et le plus durable. Le graphique présenté ci-dessous, tiré du site Web de l’Environmental Protection Agency (EPA), illustre les échelons de récupération alimentaire (Food Recovery Hierarchy) des aliments surnuméraires à gérer par ordre de préférence. L’équarrissage (« solutions industrielles ») est la méthode de gestion des produits n’ayant pas été consommés par les gens ou par les animaux qui est la plus recherché.

  • [Translate to French:] EPA food waste and recovery hierarchy chart