Apprenez comment Rothsay crée un avenir renouvelable

Vous êtes-vous déjà demandé où allaient les résidus des boucheries, épiceries et des charcuteries?

Les résidus protéinés et les sous-produits animaux sont définis comme étant les composantes non-comestibles d’un animal. Qu’ils soient produits par des abattoirs, des usines de transformations alimentaires, des épiceries ou des boucheries, ils sont recyclés grâce à un processus appelé équarrissage.

Parfois surnommée “l’industrie invisible” parce qu’elle est relativement méconnue, l’équarrissage est un service qui est un brillant exemple de durabilité environnementale. Puisque seulement 50% d’une vache, 60% d’un cochon, 72% d’un poulet et 78% d’une dinde finissent effectivement dans les supermarchés, une saine méthode de disposition des sous-produits est vitale afin de prévenir les maladies tant chez les humains que chez les animaux.


Un peu d’histoire

Depuis plusieurs siècles, l’industrie de l’équarrissage s’évertue à recycler des sous-produits animaux rejetés pour en faire des produits destinés à l’agriculture et à la vie quotidienne.

Historiquement, l’équarrissage consistait essentiellement à utiliser le gras animal pour en faire du savon ou des chandelles. De nos jours, l’industrie converti ces matériaux en marchandises de valeurs qui seront ensuite utilisées pour une variété de produits, allant des suppléments alimentaires aux carburants alternatifs en passant par les produits cosmétiques.

Pourquoi l’équarrissage?

L’équarrissage procure une méthode efficace pour disposer des sous-produits animaux et pour conserver d’autres ressources. Si l’équarrissage n’était pas utilisé pour disposer de ces sous-produits, ils seraient fort probablement envoyés à un site d’enfouissement ou à l’incinérateur.

L’incinération: Cette option est sécuritaire, mais très énergivore si la matière n’est pas transformée au préalable et donc devient une solution dispendieuse. Il est estimé que cette méthode de disposition coûterait à l’industrie alimentaire canadienne plus de 2 milliards de dollars par année.

Site d’enfouissement: Cette méthode est beaucoup plus économique mais aussi impraticable étant donné l’énorme quantité de sous-produits animaux. Il est estimé que si les 27 milliards de kilogrammes (ou les 59 milliards de livres) de sous-produits animaux nord-américains étaient disposés en utilisant cette méthode, cela remplirait à capacité tous les sites d’enfouissements existants en l’espace de quatre ans. En plus d’une capacité limitée, les sites d’enfouissements représentent une menace sérieuse pour la santé publique et l’environnement puisqu’ils accrurent le risque de contamination des nappes phréatiques, de dispersion de maladies contagieuses, d’infestations de vermines et d’odeurs générées par la décomposition.


Pour plus d’information sur le procédé d’équarrissage, veuillez visiter le site Internet du National Renderer’s Association (NRA) au www.nationalrenderers.org. (Site présentement en anglais seulement)

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Le procédé

Les sous-produits animaux sont ramassés auprès des boucheries, des restaurants, des supermarchés, des fermes et des abattoirs et sont ensuite traiter sous des températures élevées pour retirer l’eau et éliminer les bactéries.

Les usines modernes d’équarrissage utilisent des systèmes automatisés en continu qui hachent, cuisent et séparent les matières de base en protéines/minéraux, eau et gras. Bref, ce processus fractionne la matière en ses composantes de bases ; les protéines, les minéraux, l’eau et le gras.

Le produit fini qui en résulte est ensuite soit retourné en agriculture sous la forme de suppléments alimentaires ou encore utilisé dans les produits aux consommateurs ou industriels.